Secret de vente n° 10 :  Ne cachez pas les défauts de votre bien à vendre

On se dit parfois que le fait de cacher les défauts de son logement permettra de le vendre plus vite ou plus cher… Peut-être, mais attention au retour de bâton : visites inutiles, activation d’une clause suspensive ou même procès en raison de vices cachés, vous ne serez pas à l’abri de nombreux soucis ! De la même façon, ne laissez pas croire que votre appartement est en étage élevé, à proximité des transports ou des commodités si ce n’est pas le cas. Pas la peine non plus d’inventer le financement de travaux pas votés…
Comment contourner ces inconvénients ? Nos conseils !

  1. Les traces d’humidité ou les fissures : oui, un coup de peinture ou d’enduit permettrait de tout cacher le temps de la vente, mais comme cela nécessiterait des travaux de plus grande envergure pour disparaître complètement, renseignez-vous plutôt auprès d’un expert et demandez-lui un devis. Si vous ne faites pas réaliser les travaux, vous pourrez tout au moins indiquer leur coût aux visiteurs.
  2. L’étage : pas la peine de prendre des photos allongé par terre pour laisser croire aux lecteurs de votre annonce immobilière que vous avez une vue sur le ciel alors que vous êtes au rez-de-chaussée. Vous décevrez d’emblée de nombreux visiteurs qui ne s’intéresseront pas aux autres atouts de votre appartement.
  3. Le métro, le bus ou le tramway sont à 30 minutes à pied : ne confondez pas avec dix minutes en voiture ! Dites la vérité, les personnes se déplaçant en transport en commun vérifieront de toute façon la distance réelle et n’achèteront pas votre appartement.
  4. Pas de commerce à côté ? Expliquez comment vous faites-vous-même vos courses : vous vous faites livrer, allez au Drive près de votre bureau ou êtes membre de l’AMAP du quartier ? Le visiteur choisira peut-être de s’inspirer de votre mode de vie !
  5. L’immeuble a besoin d’un ravalement, les parties communes sont délabrées ? Expliquez que le sujet est régulièrement mis à l’ordre du jour de l’assemblée de copropriétaires, et que vous avez bon espoir que ces travaux se fassent dans un avenir proche. Ne dites jamais que c’est voté si ce n’est pas le cas (vous devrez fournir les procès-verbaux des assemblées générales des trois dernières années aux acquéreurs et serez par ailleurs obligé de financer les travaux votés avant la vente).